Plus d'investissements en Abitibi-Témiscamingue qu'ailleurs au Québec

Le Québec a connu une année profitable en termes d'investissements miniers.

Après trois années difficiles entre 2012 et 2015, la tendance vers la hausse entamée en 2015 s'est encore une fois confirmée cette année.

L'Institut de la statistique du Québec a d'ailleurs publié des chiffres aujourd'hui. Selon ces chiffres, les nouvelles sont bonnes, autant pour les membres de l'industrie que pour les organisations comme l'Association minière du Québec (AMQ) ou l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ). Au Québec, on parle d'une hausse de 8 %, atteignant plus de 2,7 G$.

C'est loin des 5 milliards de 2012, mais c'est environ 200 millions de mieux qu'en 2015, au moment où le cycle est reparti vers la hausse.

En région, les nouvelles sont encore meilleures parce qu'en 2017, l'Abitibi-Témiscamingue a repris le dessus sur le Nord-du-Québec en termes de région ayant fait le plus d'investissements miniers.

Des hausses successives de 25 % et de 32 % ont porté le total des investissements à plus de 1,1 G$. À l'AEMQ, on préfère une tendance graduelle pour éviter des hausses fougueuses qui précèdent souvent aussi des baisses tout aussi dramatiques.

" On a plus confiance parce que la tendance est moins exagérée. Ça explose moins qu’on a déjà vécu dans le passé. Donc c’est vraiment une tendance régulière. On trouve que c’est assez important. " - Valérie Fillion, directrice générale, Association de l'exploration minière du Québec

Dans tous les chiffres, l'or garde encore une fois une place prépondérante. Comme la région trône au sommet des régions ayant fait le plus d'investissements et que la faille de Cadillac est majoritairement constituée d'or, on constate que plus de 53 % de tous les investissements faits dans l'ensemble des mines du Québec concernent des gisements d'or. Le fer, avec une reprise sur la Côte-Nord reprend toutefois du poil de la bête en récoltant 28 % des investissements.

Pour ce qui est des emplois, on en comptait environ 16 000 en 2016 contre environ 15 380 en 2017. C'est une baisse d'un peu moins de 5 %, mais ça n'inquiète pas trop les associations minières.